La pie bavarde est considérée comme commune à très commune dans l’Eure selon la ligue de protection des oiseaux.
La pie bavarde en période printanière est une consommatrice assidue d’œufs et d’oisillons de divers petits passereaux parmi lesquels certains sont parfois en régression inquiétante (Chardonneret élégant, Verdier d’Europe, Bouvreuil Pivoine)
On ne peut pas constater une baisse très inquiétante des populations d’oiseaux selon l’étude CNRS en date du 16 mai 2023 et le même mois proposer l’absence de régulation de leur principal prédateur qu’est la pie bavarde.
Les dégâts de pies bavardes sont importants sur les activités d’élevage amateurs (poussins, canetons). Ces dégâts ne sont ni assurables, ni facilement évitables ni indemnisés, nous n’avons donc que la régulation des populations par piégeage.
Nous avions proposé un zonage pour la régulation de la pie sur 140 communes du département là où les dégâts sont importants, il n’était pas question de piéger la pie bavarde partout et tout le temps mais de réguler là où c’est nécessaire.
Le département de l’Eure a la chance d’accueillir quelques dizaines de couples nicheurs de pie-grièche. Cette espèce de plus en plus rare fait l’objet d’un plan national d’actions visant à la préserver. La pie bavarde est le principal prédateur de pie- grièche. Si on veut que les populations soient préservées, il faut urgemment réguler la pie bavarde sur les zones où la pie- grièche se reproduit.
Réguler la pie bavarde dans l’Eure c’est préserver la petite faune, les œufs et oisillons de passereaux, les poussins de limicoles nicheurs (Vanneaux, Courlis cendré) et certains jeunes mammifères.