Ce lundi 7 février, Etienne Gangneron, vice-président de la FNSEA était l’invité des matinales de France Info, France Inter RMC et Radio Classique pour réagir à la publication du décret du 6 février interdisant l’élimination des poussins mâles à la naissance.
Sur France Info (4 909 000 auditeurs) et France Inter (4 055 000 auditeurs), Etienne Gangneron est d’abord revenu sur les raisons de l’élimination des poussins mâles en expliquant que leur valorisation économique est quasiment nulle pour l’éleveur. Considérant l’interdiction comme une évolution des pratiques d’élevages en faveur du bien-être animal, Etienne Gangneron a expliqué que la prestation de l’ovosexage, solution retenue pour détecter et écarter les poules mâles avant l’éclosion, n’est pas économiquement neutre et que c’est au consommateur d’assumer les hausses de coûts engendrés.
« Il ne faut pas que cette évolution ne soit payée uniquement par les éleveurs. Il faut que le consommateur accepte cette demande sociétale et donc une hausse des coûts. Il faut également que les distributeurs jouent le jeu »
Sur RMC (1 234 000 auditeurs) et Radio Classique (1,1 million d’auditeurs), Etienne Gangneron a émis quelques réserves sur l’efficacité des nouvelles techniques d’ovosexage et a mis en garde sur la perte de compétitivités contre une hausse des coûts pour la filière estimée à près de 64 millions d’euros et d’un surcoût de 2 à 4 centimes sur les boîtes de 6 œufs que le consommateur ne voudra pas peut être pas accepter.
« Sur l’ovosexage, on n’a pas l’assurance formelle que le résultat sera aussi probant. On ne sait pas si cela va marcher pour des volumes avec de grandes cadences. De plus, si le consommateur refuse de payer le surcoût des œufs français pour acheter des œufs étrtangers qui sont moins chers parce que justement cette interdiction ne s’applique pas, les couvoirs français fermeront. »
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