Le Parlement Européen doit se prononcer demain sur la ratification du CETA, accord commercial signé le 30 octobre dernier par le Canada et l’Union Européenne.
L’honnêteté doit nous conduire à reconnaitre que jamais un accord commercial n’aura été aussi ambitieux et progressiste. A ce titre, la protection de 161 IG (indications géographiques), dont 42 appellations françaises, constitue une réelle ouverture.
Mais l’honnêteté nous conduit aussi à souligner les impacts de cet accord sur la viande bovine française : ouvrir un contingent d’importation de 50 000 tonnes – et non de 12 à 15 000 tonnes comme voudraient le laisser croire les services de la Commission Européenne – porterait un coup fatal à des éleveurs déjà malmenés par la crise que connait ce secteur.
Enfin l’honnêteté commande de regarder en face l’immense inconnue du Brexit et du devenir des contingents que devra reprendre à son compte le Royaume-Uni. Dans ces conditions, il serait irresponsable que l’Union s’engage dans de nouveaux accords commerciaux bilatéraux sans avoir obtenu préalablement les garanties nécessaires.
Pour ces raisons et parce que les paysans ont droit à l’équilibre et la vérité, il est urgent de ne pas signer.
