| La question ressurgit régulièrement depuis plusieurs dizaines d’années : est-il intéressant d’immobiliser les vaches allaitantes ?
Au-delà d’une plus grande complexité comptable, l’intérêt apparait double :
Toutefois, pour l’administration, si la vente de reproducteurs (vaches allaitantes, taureaux…) peut bénéficier sans difficulté de l’exonération des plus-values, telle n’était pas le cas des vaches sorties du cycle de production et destinées à l’abattoir. Localement, et à défaut de prise de position nationale de Bercy, la pratique quasi-unanime imposait de basculer les vaches en stocks avant de les envoyer à l’abattoir, après une période d’engraissement éventuel. Ce qui aboutissait à en fiscaliser le prix en totalité en bénéfices agricoles ordinaires, dès lors que la valeur comptable était égale à zéro (vache totalement amortie), et à entrer ce montant dans l’assiette des cotisations sociales. Bien évidemment, la bonne tenue actuelle des cours a remis le sujet à l’ordre du jour et nous avons engagé des échanges avec l’Autorité des normes comptables, mais également avec les services de la Direction de la législation fiscale à Bercy. Après plusieurs mois de discussions techniques et d’échange d’argumentaires comptables et fiscaux, la FNSEA à obtenu une validation de sa position : quel que soit la destination des vaches immobilisées (reproduction ou abattage), dès lors qu’elles sont classées en immobilisation au sens comptable et fiscal, leur cession s’opère en générant une plus-value, laquelle peut être exonérée selon le droit commun (recettes< 350 000 € et activité exercée depuis plus de 5 ans). En cas d’exonération, aucun impôt ni aucune cotisation ou contribution sociales ne seront appelées. Exemple : |
Nous reviendrons vers vous, comme vos centres comptables que nous informons de cette nouvelle interprétation, pour la mise en œuvre pratique de cette règle dont l’application nécessite de nombreuses précautions et la prise en compte de la situation précise de chaque éleveur (jeunes agriculteurs, option fiscale définitive, contraintes comptables…).
